l'Arrestation et Compiègne

J'ai commencé ce voyage à Compiègne.

Il était entré dans la résistance en juillet 1943 après avoir obtenu son diplôme d'ingénieur de l'école des Arts et Métiers de Châlons s/ Marne (à l'époque, Châlons en Champagne aujourd'hui).

Chalons_A_M_108

Il faisait alors partie de l'ORA, Organisation de Résistance de l'Armée.

Carte_FFI_R2          Carte_FFI_V1             

Il fut arrêté par la Gestapo le 13 mai 1944 avec une vingtaine d'autres officiers démilitarisés, près de la mairie.

Chalons_110

ou près de l'église. Les circonstances et les conditions de cette arrestation me sont inconnues..

Chalons_111

Il fut vraisemblablement détenu dans la prison de Châlons s/ Marne avant d'être transféré au camp de Royallieu à Compiègne quelques jours après.
Ci-après quelques photos de ce camp tel qu'il était à l'époque :

Les barraques

Camp_Royallieu2           Camp_Royallieu4

Camp_Royallieu_baraques          Camp_Royallieu_casernement

Un des miradors

Camp_Royallieu_mirador       Camp_Royallieu_vue_du_camp


Vue panoramique du camp et Vue aérienne


Camp_Royallieu_Pano              Camp_Royallieu_photo_aerienne

Le Plan du Camp

Camp_Royallieu_plan

et puis quelques photos du même camp en 2004 :

Camp_Royalieu_01                            Camp_Royalieu_03

Camp_Royalieu_05                            Camp_Royalieu_06

Camp_Royalieu_Appel_09                                Camp_Royallieu_stele

La place d'appel                       La stèle érigée à proximité du camp

Le Camp de Compiègne était, comme Drancy, une des anti-chambres des camps de concentration ou d'extermination nazis.
Il était administré et gardé par les allemands (la Wehrmacht, contrairement à Drancy gardé par la police française) et il s'agissait essentiellement d'un camp de transit.
Le régime y était très dur, mais les déportés qui sont revenus d'autres camps de concentration s'en souviennent plutôt comme un régime supportable en comparaison de ce qu'ils connurent ensuite.

Au moins deux raisons à cela :

  1. Ils étaient toujours sur le territoire français et les perspectives d'évasion semblaient plus réalistes (certains détenus creusèrent même un tunnel).
  2. Ils avaient encore, pour certain d'entre-eux, des contacts avec leur famille ou au moins avec l'extérieur.

Ceux qui ne connurent que le camp de Compiègne en on gardé un souvenir beaucoup moins 'idyllique'

Mon père eut connaissance du débarquement Allié en Normandie à Compiègne mais il n'eut pas la possibilité de communiquer avec sa famille.
 
Il fut déporté par le train du 18 juin 1944.